Rencontre d’une chercheuse en immunologie

Mme Céline Raguenes-Nicol enseignante-chercheuse à l’université de Rennes 1 intervient dans la classe de 3e du collège Pierre-Olivier Malherbe de Châteaubourg.

Elle présente aux élèves son parcours. Après un diplôme d’ingénieur, elle devient docteur en biologie et exerce aujourd’hui en tant qu’enseignante en biologie cellulaire et immunologie à l’université de Rennes 1 et effectue son travail de recherche au sein de l’IRSET (Institut de recherche en santé, environnement et travail), au sein de l’équipe « Infection, immunité, facteurs environnementaux et foie » (2IFEF).

Elle est également responsable de la préparation à l’agrégation en Sciences de la vie , Sciences de la terre et de l’univers.

 

Zoom sur le foie

Anne Sarda, enseignante de SVT du collège a suivi l’enseignement de Madame Raguenes-Nicol, lors de sa formation intiale. L’enseignante-chercheur se retrouvent aujourd’hui dans la classe de son ancienne élève autour du thème l’immunité, choisi par Mme Sarda cette année, pour le projet avec ses propres élèves de 3e.

Elle présente l’organe étudié par le laboratoire : le foie. Ce dernier sert à détoxifier l’organisme, à en supprimer les déchets. Les facteurs environnementaux, dont les pathogènes peuvent agresser le foie. Mais quelle est la taille d’une cellule de foie ?

Si on réalise une coupe d’1 mm de foie et que l’on zoome , on visualise des globules rouges et des hépatocytes (cellules du foie) d’une dimension de 50 microns (50 millionième de m).

Certaines cellules sont là tout le temps pour se préparer à défendre l’organisme : les macrophages, les NK (natural killer)…

D’autres cellules arrivent lorsqu’il y a un problème. Toutes ces cellules communiquent entre elles par des messagers chimiques : les cytokines.

Modélisation 3D de l’attaque, de l’ingestion de bactéries pathogènes par un macrophage puis émission de cytokines : Vidéo ici

 

Mieux connaître les ennemis de l’organisme

Mme Raguenes-Nicol présente quelques pathogènes : des parasites comme le toxoplasme, la lechmania ou encore échinoccoccus, des virus comme l’hépatite (de 22 nm, 22 milliardième de mètres, soit 1000 fois plus petit que la lechmania).

Virus de l’hépatite C (image Inserm)

 

Répondant aux questions des élèves Mme Raguenes-Nicol indique qu’il existe une dizaine d’équipe de recherche dans le monde à travailler sur l’immunité dans le foie, dont 2 équipes françaises.

Les virus sont en évolution permanentes mais le système immunitaire aussi, les microbes changeant mais jamais totalement. Les chercheurs doivent demeurer passionnés  et persévérants pour trouver des solutions pour comprendre et permettre d’aider l’organisme à mieux se défendre contre ces menaces.

Michel Bouchet, Espace des sciences

 

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