Premiers échanges sur la mixité

Pour démarrer leur projet Science sur les planches, les 4èmes SEGPA de Montfort-sur-Meu ont rencontré une sapeur-pompier volontaire, cheffe du centre de secours de Guipry-Messac. Son témoignage va nourrir leur réflexion sur les différences homme-femme et la mixité dans les métiers.

Mardi 11 décembre après-midi, les 4èmes SEGPA du collège Louis Guilloux avaient rendez-vous avec Françoise Briand, cheffe d’un centre de secours en Ille-et-Vilaine. Elle est sapeur-pompier volontaire depuis 1995, soit « seulement » 18 ans après la 1ère femme sapeur-pompier en France…

Les femmes encore sous-représentées

Depuis 18 ans, les mentalités ont (un peu) changé. A priori, les jeunes femmes pompiers-volontaires sont aujourd’hui aussi bien accueillies que les hommes. Elles ne doivent plus s’entendre dire  « j’ai déjà une femme pour passer le balai, j’en aurai une deuxième pour passer la serpillière »… Tous les centres de secours sont maintenant équipés de vestiaires hommes et femmes séparés. Mais les sapeurs-pompiers femmes ne sont toujours pas très nombreuses. En Ille-et-Vilaine par exemple, sur 86 casernes, il y a seulement 2 femmes cheffes de centre volontaires et 1 seule femme cheffe officier (sapeur-pompier professionnel).

Égaux sous la cagoule

Entre une femme et un homme, il y a des différences biologiques, c’est indéniable. On peut dire sans jugement de valeur que le squelette d’un homme et celui d’une femme ne sont pas constitués pareil. Mais en termes de compétences ? Pour être sapeur-pompier volontaire par exemple, il faut « du temps disponible, de la patience, et savoir écouter les autres ». Des compétences que l’on peut trouver indifféremment chez un homme ou chez une femme. Pourtant, en tant que femme, « on doit montrer qu’on connaît plus de choses, ont doit faire ses preuves, tout en étant discrète ».

Aujourd’hui, être pompier n’est plus une question de forces. Physiquement, c’est moins dur qu’il y a quelques années : le matériel est plus léger, les commandes sont automatisées. Et puis, les filles peuvent utiliser une tronçonneuse, ce n’est pas réservé aux hommes.« Il suffit d’apprendre », glisse un élève. Lorsqu’un pompier est en intervention avec une cagoule, impossible d’ailleurs de dire si c’est un homme ou une femme…

Enfin, Françoise Briand a expliqué pourquoi la présence de femmes dans une équipe pouvait être utile, notamment dans certaines situations d’intervention. Par exemple avec les enfants ou pour mettre en confiance certaines personnes, pour les accouchements en urgence ou encore pour entrer dans un véhicule accidenté car les femmes ont souvent un plus petit gabarit.

Alors, est-ce que sapeur-pompier c’est réservé aux garçons ? « Ben non, c’est réservé à tout le monde ! » a conclu un élève !

Hélène Jolly, médiatrice scientifique – Espace des sciences

2 comments on “Premiers échanges sur la mixité

  1. Lucas on

    Hier, nous avons rencontré Françoise Briand. Elle nous a raconté comment elle est devenue sapeur-pompier. Elle est sapeur-pompier volontaire depuis 23 ans, et aujourd’hui elle est cheffe d’une caserne.
    Elle nous a parlé de l’amélioration de l’équipement. Avant les échelles étaient en bois alors que maintenant elles sont en aluminium ce qui permet de les porter plus facilement.

    Pour entrer dans le métier de pompier, il y a des exercices à faire : des tractions, des pompes, des épreuves de vitesse, des tests de maths et de français. Pour les exercices de maths et de français, c’est pareil pour les filles et les garçons. Mais pour les pompes et les tractions il y a une différence : c’est 6 pompes pour les filles et 13 pour les garçons, 3 tractions pour les filles et 6 pour les garçons. Pour les tests de vitesse, il y a 5 paliers pour les filles et 6 pour les garçons.

    Aujourd’hui en Ille-et-Vilaine il y n’y a que 2 femmes chefs pour 86 casernes.

    Lucas, 4ème SEGPA, collège Louis Guilloux.

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