Ondes et autres blablas

Mardi matin, pas de chimie au collège Anne de Bretagne, direction la salle de théâtre.

Echauffement du corps et des méninges puis le travail commence debout, visage neutre.

« 7, aucun, ça dépend, 30, je sais pas, beaucoup… » Quelques réponses à la question de Morien écrite sur une ardoise : « Combien de textos envoies-tu par jour? »

Suit une liste des mots les plus utilisés dans les sms. Mots surprenants, explicites, classiques, décalés, mystérieux, énoncés sobrement, parfois criés, trop souvent chuchotés.

Petit retour sur le vocabulaire scientifique : émetteur, signal sonore ou lumineux, onde…

« Ah! Une onde! Comment mimeriez-vous une onde ? Allez-y » les encourage Erwan.

Et voici 14 ados qui ondulent des mains et du corps, qui se contorsionnent pour représenter l’onde qui se déplace.

Puis place au 2ème groupe.

L’exercice est complexe : raconter une histoire au public en « blablatant ». Oui, en utilisant que le seul et unique mot blablabla. C’est fou ce que l’on peut lui faire dire de chose rien qu’en changeant d’intonation. Par deux, par quatre puis en bandes rivales, on parle, on s’invective, on interroge.

Les plus timides osent, les acteurs se lâchent et blablatent encore plus fort. Le public se prend au jeu. Emetteurs et récepteurs sur la même longueur d’onde…

Et pour finir, un dernier exercice : s’avancer sur la scène, choisir une lettre, l’ouvrir et lire la question, réfléchir un moment et bien vouloir y répondre … ou pas. « J’aime écrire à la main car on peut voir mes émotions à travers mon écriture. » « Ecrire sur mon bureau, dans ma chambre, seule, le soir. C’est entre elle et moi »…

Sylvie Milin, enseignante de physique-chimie au collège Anne de Bretagne

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